L'AFFAIRE DE MA VIE
Des femmes dans la guerre d’Algérie
Diffusion Télénantes à partir du 2 Juin.

Diffusion samedi 17 mai à Brest
festival "Carnet de voyage
A presque 90 ans, Nelly, amie et collaboratrice de Germaine Tillion, l’ethnologue et grande résistante enterrée au Panthéon, retourne en Algérie. La-bas, très jeune elle a travaillé dans le Service des Centres Sociaux créé en 1955 par Germaine Tillion pour tenter d’éradiquer la misère alors très importante en Algérie.

Au cours de ce voyage, en mai 2018, nous avons suivi Nelly. Elle retrouve à Alger les lieux où elle a vécu et travaillé, mais elle retrouve aussi, après des années voire des décennies de séparation, plusieurs de ses amies de l’époque. Ces femmes, qu’elles soient françaises ou algériennes, payèrent le prix fort de leur engagement pendant ces années de guerre, pour plus de justice et de liberté. Cette visite de Nelly fait resurgir chez elles les souvenirs quelquefois joyeux mais souvent douloureux liés à la guerre. Au fil des récits on passe de l’amitié et la fraternité dans le travail passionnant, ou dans la résistance, au souvenir des épreuves, de la peur, de l’emprisonnement, de la torture, et de l’exil…

En dehors de leur amitié, quelque chose les rapproche cependant : toutes ces femmes croisèrent un jour la route de Germaine Tillion. Grace à elles, tout au long du film, on ne quitte jamais la figure héroïque de la Grande Dame, décédée il y a maintenant 10 ans…





PHILIPPE VIANNAY
Le rebelle et le visionnaire
Philippe Viannay s’est révélé à lui-même et aux autres en 1941. En pleine Occupation, alors étudiant en philosophie à la Sorbonne, il décide de créer le premier journal de la Résistance : « Défense de la France ». Cet organe de presse clandestin tirera jusqu’à 400.000 exemplaires, un chiffre inouï pour un titre qui était distribué à la sauvette, au nez et à la barbe des Allemands.

Après la Libération, Viannay participera au lancement de plusieurs journaux mythiques : « France Soir », « France Observateur » et le « Matin de Paris ». Il créera aussi le célèbre Centre de Formation des Journalistes de la rue du Louvre (CFJ), d’où sortiront des générations de reporters et beaucoup de plumes célèbres.

Philippe Viannay s’était aussi découvert une passion pour la mer. Lui qui n’était pas marin, a fondé le Centre nautique des Glénans, qui deviendra la référence mondiale de l’enseignement de la voile. Il ira jusqu’à participer à la conception de nouveaux modèles de bateaux-écoles et sera à l’initiative du Conservatoire du littoral, qui empêchera la bétonisation de nombreuses côtes françaises et contribuera à la préservation de nos paysages.